Pour une sémiologie de la beauté avec Charles Pépin
Vase de fleurs avec une tubéreuse cassée, Jan Frans Van Dael, 1807, huile sur bois, Lyon, Musée des Beaux Arts
“Ce qui s’agite dans l’âme humaine, c’est la quête du sens. C’est donc le sens qui se devine au coeur de la beauté lorsqu’elle a ce pouvoir de nous fasciner. C’est ce mélange de sens et de beauté qui nous captive, cette manière dont la forme symbolise le fond. « La forme c’est le fond qui remonte à la surface » écrivait Victor Hugo. Lorsque la belle forme nous fascine, nous laisse immobiles et muets, c’est que nous devinons le fond qui remonte à la surface.”
Charles Pépin, Quand la beauté nous sauve
Saviez-vous que le serpent, incarnation de ruse et de métamorphose, et le dragon, emblème de puissance et de destruction, puisent leurs origines dans un même imaginaire antique ? Dans ce premier épisode de notre série sémiologique, j’échange avec Joy Rivault, docteure en archéologie, sur les racines ancestrales de ces créatures fascinantes. Pourquoi le serpent suscite-t-il à la fois crainte et vénération ?